mercredi 28 août 2013

Acroximatif etc.

ACROXIMATIF n.m. Acronyme approximatif. Ex. : sasufasu : SAlt-SUgar-FAt Standardized Unit.

AIRAQUA n.f. sport Discipline où l'athlète, muni de diverses prothèses, enchaîne des figures de voltige dans un bassin et dans l'air au-dessus de l'eau. syn. : cybiogym 

CARPÉ-LAPIN n.m. sport Figure d'airaqua dans laquelle l'impulsion se prend accroupi au fond de l'eau, puis, en l'air, le cybiogymnaste se plie en deux au niveau des hanches, touchant ses pieds avec ses mains (ou autres extrémités). syn. : soubresaut grenu
 
CRACKAILLE n.f. Mafia trafiquant principalement le crack
 
CYBIO 1. n.m. et adj. Être constitué à la fois de tissus biologiques et de parties mécaniques. 2. Préfixe caractérisant ces êtres ou des objets et usages se rapportant à eux. Cybiocerveau planétaire, cybioclebs
 
PERSOPUCE n.f. Dispositif électronique implanté sous la peau, contenant des informations sur l'identité et l'état de santé du porteur. Murray s'était fait une fois de plus pirater sa persopuce et voilà que les robflics sonnaient à sa porte. Dieu sait quel usage la crackaille avait pu en faire. (A. Jodorowsky) 

PYGISTE n.m. et f. Personne s'adonnant au sexe de façon irrégulière et tarifée
 
RECORDITE n.f. méd. Tendance pathologique à conserver une trace numérique des événements, sans distinction d'importance ; compulsion d'enregistrement. syn. : Save-It-All Syndrome ou SIAS (mot anglais)
 
SURIMISTE n.m. Chômeur de longue durée en réinsertion dans un restaurant japonais.

jeudi 15 août 2013

Tony la gerboise sanglante

    Tony est petit et mignon. Depuis toujours, les dames s'extasient sur sa mine d'ange et lui caressent la tête en disant il est adorable.
     Ce que ces vieux sacs ne savent pas, c'est que Tony vit un enfer à l'école : profitant de sa petite taille, ses camarades le frappent constamment. Les parents de Tony habitent dans le quartier des iguanes, un coin très dur. Tous les jours, il entend oh les beaux yeux, oh qu'il a le poil doux, oh ces grands pieds si rigolos. Puis les coups commencent à pleuvoir.
    Ces jeux cruels durent depuis la maternelle. Mais, en sixième, un matin où l'un des meneurs s'approche pour le frapper comme chaque jour, Tony prend une impulsion puissante, lui colle sur la tempe un grand coup de pied retourné, saute à sa gorge et tranche la carotide de ses incisives aiguës. Il se redresse lentement, le regard fou, les moustaches frétillantes, son pelage crème souillé de sang.
     Plus tard il devient le chef de gang le plus violent d'Iguanada et savoure sa revanche.

mercredi 31 juillet 2013

John-John et la poussière dans l'oeil

         Le vilain vent du désert s'est levé cette nuit et ce matin le ciel est pris dans un voile terne. John-John jette un œil dehors en réchauffant son café. Aujourd'hui il faut rassembler les bêtes et marquer les veaux.
John-John se brûle l’œsophage en avalant son jus bouillant. Il sort en sacrant : saperlipopette !
Sitôt dehors, il est accueilli par une bourrasque sournoise, qui détourne son attention en lui enlevant son chapeau. Dès qu'il se met à courir pour le rattraper, elle lui lance une poignée de poussière au visage. Il commence à pleurer et son chapeau part au loin.
Il revient sur ses pas pour se rincer les yeux. Il plonge son visage dans le baquet derrière la maison mais le vent a mis plein de poussière dedans. Voilà maintenant qu'il a les dents qui crissent.
Il rentre dans la maison se rincer avec de l'eau propre mais il n'en a plus. Il se crache dans la main pour se rincer l’œil mais il a la bouche pleine de sable.
C'est l'impasse. Il faut demander de l'aide.
A tâtons, il selle son cheval, le fidèle Chupito, et part vers la ville. Sans chapeau, il n'a pas fière allure. Les larmes dessinent des chemins dans la poussière de ses joues.
Jamais la route ne lui a semblé aussi longue. Enfin, il arrive en vue de Las Nalgas. Il va demander de l'aide à Bill, le patron du bazar, qui est un ami.
John-John a encore reçu quelques kilos de poussière dans les yeux en chemin, si bien que ça le brûle atrocement comme il reste figé sur le pas de la porte : il devine que ce n'est pas Bill derrière le comptoir mais Rosie, sa fille. Maintenant il est trop tard : elle a vu qu'il pleure.
Mais Rosie est une chouette fille. Émue par son désarroi, elle lui sèche ses larmes.

samedi 13 juillet 2013

Cougnassou etc.

COUGNASSOU n.m. et adj. 1. Personne d'une maladresse benête. 2. Paresseux et égoïste. A cette époque, Han Solo était assez cougnassou. (J. Le Forestier)

CRAMOISI adj. 1. D'un rouge foncé. 2. Calciné, décomposé. Quand John-John quittait la maison, Rosie retrouvait toujours sous son lit quelques slips cramoisis. (J. Irving)

MÉDOR interj. Cri des patrouilles cynophiles de nuit dans les grands ensembles. – Par ext. n.m. Membre d'une milice illégale.
NYCTALOPE n. et adj. 1. Capable de voir dans l'obscurité. 2. Proxénète, crapineux.

POUTOUFFE n.f. Femme vulgaire et aguicheuse.

PROTHÉSISME n.m. Mouvement philosophique et politique du milieu du XXIe siècle, favorable à l'utilisation des prothèses.

PROTHÈTE n.m. Partisan du prothésisme.

PSEUDOPYGE adj. Portant un postérieur postiche. – Par ext. Indigne de confiance, versatile.

TESSITURE n.f. 1. mus. Registre des sons qu'une voix peut produire sans difficulté. 2. Préparation à base de verre pilé et de mélasse, ingérée par les moines trappistes en pénitence.

TROU-LA-TÊTE adj. inv. (mot créole) Distrait

 

Eh ben alors ?

toi, il suffit de mettre "sexe" pour te faire cliquer ? Tu trouves ça beau, un calamar tout nu ?

Bon allez, je ne suis pas chien, la voilà la sex-tape de calamars. Regarde comme la femelle devient toute bleue d'un coup à 45'', c'est joli.


Et si tu tombes sur ce message sans avoir cliqué auparavant sur un lien intitulé "sex-tapes de calamars", tu peux aller voir le fin mot de l'histoire sur Vents contraires "Nous sommes tous des clés USB" ou ici.

lundi 8 juillet 2013

John-John achète des caleçons

   John-John a un problème : en bon cow-boy solitaire, il n'est pas marié. Comme il n'est pas marié, sa femme ne lui achète pas ses caleçons. Il est obligé de les acheter lui-même et c'est toujours pénible : le marchand de caleçons est à côté de la marchande de jupons. En fait ces deux marchands sont mariés. John-John peut comprendre qu'on tienne un magasin de caleçons quand on n'est pas marié : on a ce qu'il faut sous la main, comme ça pas la peine d'aller en acheter. Par contre, quel intérêt quand on est marié ?
   John-John enfonce son chapeau le plus possible, pour que personne ne voie son regard limpide. Il passe en rasant les murs devant le magasin de jupons et entre très vite dans le magasin de caleçons. Il en achète dix, pour ne pas avoir à revenir de sitôt. Il paye et s'apprête à ressortir. Sur le pas de la porte, il s'arrête net : Rosie est là, en train de discuter avec une autre femme devant le magasin de jupons.
   John-John est stupéfait : comment peuvent-elles discuter ici ? Il n'arrive pas à sortir. Il ne veut pas que Rosie le voie. Lui qui était si pressé de partir, le voilà qui traîne dans le magasin, fait semblant de s'intéresser à des plastrons et des chemises d'employés du télégraphe. Le marchand prend tout de suite un air soupçonneux. John-John s'en aperçoit et devient très gêné.
   Poussé par le regard soupçonneux, il se dirige vers la porte. Rosie est toujours là, avec son amie. John-John sort et tourne dans la direction où n'est pas son cheval, pour ne pas avoir à passer près de Rosie. Il ne faut surtout pas qu'elle sache qu'il achète des caleçons pour ses fesses. 
   Il rase les murs mais il entend la voix de Rosie qui l'appelle gaiement : « John-John ! »
   Enfer.

lundi 1 juillet 2013

John-John à la fête foraine

   Sans raison valable, aujourd'hui John-John est contrarié. Le coq chante mal, un cordon de nuages traîne sur l'horizon, le vent fait rouler des boules de brindilles sur le sol. John-John trouve ça kitsch.
   Pour se changer les idées, il décide d'aller à la fête foraine.
   Il se met à cheval. La route est longue car la fête foraine est à San Pedro. Il pourrait y aller en train mais ça le rend malade.
   Après quatre jours de voyage, dormant à la belle étoile, la tête sur sa selle, il arrive à San Pedro. La fête foraine est toujours là.
   Il commence à sourire en entendant les cris des petits enfants. Il est entouré de mères sévères et de bonnes débonnaires, qui courent après des petits diables en costumes rayés.
   Pour se mettre en confiance, John-John commence par le stand de tir.
   En un quart d'heure, il gagne dix-sept ours en peluche géants. Il les donne aux petits enfants, qui poussent des cris de joie et courent derrière lui.
   Puis il va au rodéo. Il rit aux larmes en voyant un jeune con d'aristo se briser la nuque sur la balustrade. Quand vient son tour, il tient le bronco très serré et lui fait subir sa loi. Il se paie même le luxe de lui labourer les flancs de ses éperons acérés.
   Maintenant tout à fait content de lui, John-John va aux grandes balançoires qui tournent en rond. Il tremble un peu quand même en attachant sa ceinture. Les petites filles autour de lui sont surexcitées dans leurs robes roses. Dès que le manège démarre, John-John verdit. Il vomit au troisième tour, traçant une belle parabole dans l'air.
   Il est chassé ignominieusement de la fête foraine par des bonnes en fureur et des petites filles qui lui jettent des pommes d'amour refroidies. Les ours en peluche sont brûlés en un grand feu d'autodafé.