vendredi 8 mai 2020

Jour 53


Libération fait un article intéressant sur les mots recherchés sur Google pendant le confinement. Cinéma tombe et yoga monte. Comme c’était rigolo, j’ai joué aussi.

Balançoire :



Pourquoi  un pic annuel de balançoire début avril ?
Apparemment ça monte et ça descend – lol – tous les ans, avec un haut en avril, mais sur cinq ans 2020 explose tout :


L’enfermement ça donne une envie de dingue de se balancer. Ou les parents ont réalisé début avril que ça allait durer un moment et se sont dit qu’il fallait occuper les marmots. L’ivresse de la vitesse sans quitter le foyer.

Méduse :


Que s’est-il passé dans la vie des méduses le 22 avril ? Et qui est revenu le 25 ? Des élections peut-être. Un match de… à quoi ça joue les méduses ? Un match de capture de zooplancton sans doute ; Krill kill, pour les méduses anglophones. Match aller et retour. Krill kill 1 et 2.

A part ça, le chômage aux États-Unis est remonté au niveau des années 30. On commence à parler un peu beaucoup de la Grande dépression.
Trump dit que c’est sans surprise. Forcément, il a contribué à provoquer le truc en racontant n’importe quoi.
Les renseignements allemands disent qu’il accuse le labo chinois de Wuhan pour détourner l’attention. Trop perspicaces ces renseignements.
D’ailleurs les États-Unis commencent à déconfiner comme nous mais leurs courbes ne descendent pas vraiment encore. On craint une deuxième vague plus dure.



jeudi 7 mai 2020

Jour 52


J-3 avant démoulage. On est jeudi soir, lundi c’est la libération des hamsters.
Intervention du gouvernement cet après-midi : en département vert, on peut bouger dans son département sans son sors-dehors et même un peu plus loin mais pas plus de cent kilomètres à vol d’oiseau. Les parcs et jardins rouvrent, les plages sur autorisation du préfet. Obligation de masques dans les transports en commun : c’est pas très clair. Les commerces rouvrent sauf bars et restos. Ecoles machin débrouillez-vous on en a déjà parlé. Et ça va tester à grande échelle. On ne reparle pas de l’appli de pistage des contacts mais ça fait sans doute partie de la panoplie, sinon on a raté quelque chose.
Département rouge, pareil mais écoles et parcs fermés. Rouge = quart Nord-Est.

Pas fâché de pouvoir aller plus loin que le bout de la rue. Je vais aller courir le long de la Loire. On ira peut-être faire une balade dans la cambrousse le week-end prochain. Plage sans doute pas, trop de monde.
On va se retrouver dans une situation super : télétravail, tout le gras des organisations disparait, les gens sont à l’heure aux visios, ça ne dure pas des heures, on n’est pas dérangé toutes les deux minutes. Et on peut de nouveau circuler, se dégourdir les jambes et changer les idées.
D’ailleurs ça a déjà commencé : cet après-midi beaucoup plus de voitures dans la rue. Au supermarché, fini le filtrage à l’entrée, résultat, impossible de rester à un mètre. La moitié des gens portent des masques, je sais pas si ça compense.
Certains regrettent déjà la fin du bocal. C’était bien d’être au calme, tout ça. Bon oui mais deux mois c’est bien. D’ailleurs ça va continuer, puisque la règle c’est télétravail tant que c’est possible. Ça va concerner pas mal de gens.
En Allemagne ils disent qu’il n’y aura pas de retour à la normale, qu’il va falloir apprendre à vivre avec le virus, plusieurs mois, tant qu’il n’y a pas de médicament. Le virus est toujours là, on essaie de le garder sous contrôle. Certains parlent même d’une deuxième vague à l’hiver.
On est censé rester à distance, je n’y crois pas. Ça va se faire là où c’est cadré, à l’école, mais pour le reste macache. Dans les transports, les magasins, sur les trottoirs, ça va être en mode volée de moineaux. Et les apéros vont redémarrer, on est en mai quand même. Premiers résultats sur les courbes visible dans deux-trois semaines.

L’Afrique s’en sort bien. On soupçonne que c’est parce que les gens sont plus jeunes et qu’ils ont un système immunitaire plus costaud. Pourtant en Europe on est tous des survivants de la peste noire.
Mais en Angleterre, une étude trouve que les noirs ont deux fois plus de chances de mourir que les blancs, même en tenant compte de l’âge et tout le saint-frusquin.

En Europe, l’épidémie augmente les écarts entre les pays : l’Allemagne s’en sort bien, l’Italie et l’Espagne morflent, la France tire du mauvais côté.

Finalement la pollution ne favoriserait pas la propagation du virus. Bon, polluons alors.